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3 juin 2015 3 03 /06 /juin /2015 12:15
"Enfin (tous) réunis" en course!

Hip hip hip ! "Enfin (tous) réunis" est sélectionné pour le 12ème Prix Marseillais du Polar !

10 polars écrits par des femmes sont en compétition cette année.

Je vous tiendrai au courant des détails au fur et à mesure.

Levée du suspense le 19 septembre 2015 !

Pour l’heure, toutes les infos ci-dessous :

http://coursjulien.marsnet.org/spip.php?rubrique32

http://coursjulien.marsnet.org/spip.php?rubrique32

Published by Annabelle Léna
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25 mai 2014 7 25 /05 /mai /2014 09:19

 

Hé oui, cela fera sourire certains mais je suis toute contente d'avoir gagné!

Quoi donc?

A l'occasion de la deuxième édition des "Ecrivains en Capitale" au E. Leclerc de Sormiou (Marseille), j'ai gagné ex aequo (mais on s'en fout j'ai gagné! j'ai gagnéééééé!) le concours de nouvelle! Avec le filet garni et le bouquet de fleurs!!!!!!!!!!!!!!!! Hé hé hé!


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Rappel du réglement:


Concours de nouvelles

 

« Ecrivains en capitale » 2014

Dans le cadre du salon des auteurs « Ecrivains en capitale » qui aura lieu les vendredi 23 et samedi 24 mai 2014, nous organisons un concours de nouvelles ouvert aux auteurs présents lors de ce salon ; cela dans un cadre convivial.

- Une nouvelle individuelle par auteur,

- La nouvelle devra contenir entre 2000 et 3000 caractères

 

 

 

 

- Le jury sera composé de :


 

 

 

 

o Jean-Luc LAMY, Président du jury, directeur de l’hypermarché E. Leclerc Sormiou

o Mickaël ROCHE, Responsable relation clients de l’hypermarché E. Leclerc de Sormiou

o Elie BOISSIN, auteur

o Monic DANIEL, Bibliothèque de l’Alcazar

 

 

- La nouvelle devra obligatoirement contenir les mots suivants :


« Sormiou » - « Parc » - « Ecrivain »

 

 


Quintessence


 

« Encore une journée d’écriture. Souffrance et vomissements. La littérature est la quintessence de la pensée et la douleur des hommes. »


            Boris décortiqua cette phrase, assis dans son salon avec vue sur le parc. Soi-disant, que si il aimait Vanessa, il devait lire ce livre. Alors, il comprendrait leurs disputes, leurs failles et leurs silences.

            C’était parti fort entre eux. Boris avait craqué pour Vanessa la spirituelle qui s'interrogeait sur les raisons du pourquoi de ce monde. Mais depuis peu, cela devenait pénible. Lorsque sa belle réclamait l’eau à table, ce n’était pas par soif mais pour signifier à Boris qu’une femme a besoin d’amour, comme les fleurs ont besoin d’eau et qu'il lui incombait, à lui, d'être cet arrosoir !

              Donc, si cet écrivain pouvait l’aider à comprendre ce genre de choses…

              Mais non.

              Pourtant Boris persévéra durant cinq cent pages. Il n’y trouva qu'un amalgame de mots savants dans l’espoir de créer de belles phrases. Belles mais creuses. Comme son couple, en fait. Voilà bien la morale de tout ça.

             Certes, pour Boris, il existait un lien entre amour et littérature. Un beau couple, comme un beau livre, transcendant et magnifique, se devait d’être simple, essentiel. Vivre et lire à fleur de peau, les tripes à l’air. Pas de détour, de semblant, de « regarde comme je suis intelligent avec mes jolis mots ». Non. Pour lui la littérature, le couple, n’était pas souffrance, ni une quelconque quintessence mais une respiration, une bouffée d’air insufflée, un monde transmis, un univers et un ailleurs qui au fil des pages et des années, devenait son double à portée de main. Pour lui la littérature ne se lisait pas avec un dictionnaire, elle lui susurrait des histoires au creux de l’oreille, se donnait à chaque mot.

             Boris relut la phrase encore et encore. Il ne voyait plus qu’un mot danser : quintessence, quintessence qui incarnait soudain toute l’hypocrisie d’intelligence de Vanessa. D’ailleurs, cette dernière n’allait pas tarder. Aussi Boris claqua t’il la porte. Ça lui apprendrait !

               Il ne ralentit le pas qu’une fois atteint le rayon librairie du centre E. Leclerc de Sormiou. Il lui fallait une intellectuelle, mais pas n'importe laquelle, cette fois. Boris dépassa avec rage le coin psychologie quand soudain apparut une jolie brune, au rayon fiction. C'était bien, ça, la fiction… Il saisit un Dostoïevski, histoire de montrer ce qu’il avait dans le pantalon et s’approcha.

               — Je vois que vous hésitez ! Il y en a tellement, on ne sait que choisir ! Je me présente, Boris.

               — En fait, j’ai trouvé mon bonheur.

                — Marc Levy ?

                — Oui, j’adore son style.

                — C’est facile à lire mais bon… Ça ne donne pas beaucoup à réfléchir, non ?

                — Oh non, je trouve que… Je ne sais pas… Je dirais que ses romans sont la quintessence du romantisme dans notre archétype quotidien. Vous ne trouvez pas?

               — La quintessence, vous dites ?

               — Oui, pourquoi?

                Boris tourna les talons. Après tout, Dostoïevski serait parfait pour la quintessence de ses soirées en célibataire.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Published by Annabelle Léna - dans Mon actualité
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19 mai 2014 1 19 /05 /mai /2014 13:46

 

Hop hop hop! Il est grand temps de mettre à jour ce blog!

 

Voici donc mes prochaines dates de dédicaces:

 

* Samedi 24 mai 14 de 9h à 17h, pour Ecrivains en Capitale au E. Leclerc de Sormiou (Marseille)

   

* Samedi 26 juillet 14 matin à la Libraire Jaubert de Riez (04)


* Dimanche 10 août, toute la journée, au deuxième Salon du Livre de Riez (04)


* Samedi 11 et dimanche 12 oct 14 au 13ième Festival Anguille sous Roche de Saillans (26)


* Samedi 15 novembre 14, toute la journée, au Carré des Ecrivains, Centre Bourse (Marseille)

 

Couv Enfin

Published by Annabelle Léna - dans Où acheter mes romans
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23 avril 2014 3 23 /04 /avril /2014 18:57

Une nouvelle critique!! Enfin (tous) réunis continue son chemin!!

 

link

 

http://www.unpetitnoir.fr/blog/wordpress/marseille-en-rogne/

 

●●●○○ Marseille en rogne…

enfin(tous)réunisJe surfe sur le Caïman et découvre Annabelle Léna et son atmosphère noire, psycho, étouffante comme peut l’être Marseille sans Mistral. « Enfin (tous) réunis », son deuxième roman, nous conte l’histoire d’une déchéance, à la suite de la perte de l’amour. un homme, commissaire au doux nom de Rognes, vit dans le passé. De cette absence, il oublie de vivre, devient incompétent, inhumain, détestable et veule. Une affaire de meurtres de proxénètes, au détour d’une photographie oubliée, va raviver les souvenirs familiaux et avec ceux-ci la flamme de l’auto-destruction. Un polar très noir, où le personnage central vacille entre déprime et colère, méprise toute humanité et  en premier, celle de ses collègues. Le peu d’amour qui pourrait lui être donné est rejeté avec vigueur, car cet homme ne croit plus aux sentiments.
Marseille apparaît dans ses extrêmes, à la fois, tellement vraie et tellement caricaturale, mais sa description renforce l’ambiance de cette chute humaine.
Une belle écriture, une histoire prenante dont on perçoit la fin que l’on espère toute autre. Une nouvelle plume à ranger dans les bonnes, un polar court et percutant. Ne vous laisser pas déprimer par la qualité imparfaite de l’enveloppe, le plat qui est dedans est savoureux !

Annabelle Léna – « Enfin (tous) réunis » – Éditions du Caïman 2013

Published by Annabelle Léna - dans Mon actualité
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8 mars 2014 6 08 /03 /mars /2014 10:31

 

Il y a du noir (puisque j'y suis!) mais aussi de la SF, de la Fantaisy, de l'humour... Bref! Tout ça sur le thème du voyage. C'est le dernier recueil de nouvelles des Editions Sombres Rets dont je vous recommande le travail! Le recueil "Étranges voyages" est disponible dès aujourd'hui en précommande. C'est par ici, mes amis!

 

http://sombres-rets.fr/etranges-voyages-en-precommande

link

 

 

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Published by Annabelle Léna - dans Quelques nouvelles
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21 novembre 2013 4 21 /11 /novembre /2013 10:00

 

Et puisqu'une seconde couche, ça permet de mieux fixer les couleurs  

http://aupouvoirdesmots.canalblog.com/archives/2013/11/20/28477055.html

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20 novembre 2013

Un entretien avec Annabelle Léna...

 

 

J'ai lu et craqué pour "Enfin (tous) réunis", fallait donc que j'en sache plus sur sa mystérieuse auteure...
Annabelle, je m'excuse encore d'avoir passé la nuit sur ton paillasson, pardon d'avoir pris ton ficus en otage, pardon d'avoir menacé ton nain de jardin pour que finalement (et gentiment) tu veuilles bien répondre à mes quelques questions. Oui, merci à toi.
(Oui, j'ai bien conscience de ma légèreté humoristique mais, à ma décharge, je suis au CP depuis 12 ans)
Redevenons sérieux... s'il vous plait.

Annabelle Léna, à nous !

 

- Peux-tu te présenter à tous tes futurs lecteurs qui n’ont pas encore eu la chance de te lire ?

 

C’est toujours la question qui pose problème, ça… Je suis objectivement une femme même s’il y a peu de douceur en moi. Je suis faite de contradiction, ce qui est, à mon sens, la moindre des choses. Je suis auteure, sans trop savoir pourquoi. Comme d’autres ressentent le besoin de peindre. Ce n’est pas un choix, plutôt une constatation. Et quand j’écris, c’est noir. Ce que beaucoup ont du mal à concevoir car je suis très joyeuse. Je vis la plupart du temps coupée du monde, à écrire sur le monde, ce qui est en soi complètement stupide. Je ne sais écrire que des personnages, des failles car je suis passionnée par l’humain alors même que les gens m’exaspèrent. Et en plus, je suis une révoltée de la vie. En bref, j’ai tout pour être énervante (Qui vient de dire pour casser les couilles ?)

 

- Dans « Enfin (tous) réunis », j’ai pu rencontrer ce personnage sublime qu’est le commissaire Rognes, d’où tu le sors ce gars ?

 

Rognes est n’importe lequel d’entre nous, en situation d’échec. Nous ne sommes pas faits pour être en difficulté. Et la société va également en ce sens. Il faut être à la hauteur, être productifs et performants. Les failles ne sont pas tolérées alors que nous ne sommes que ça ! Quand nous n’y arrivons pas, nous sommes exclus de la machine. Nous l’avons tous ressenti un jour ou l’autre, ce sentiment de ne pas être à la hauteur, de ne pas y arriver. C’est pour ça, je pense, que Rognes est si touchant même si c’est un salaud et un gros nul. Il est simplement en échec à un moment donné de sa vie. Cela fait écho à une part de nous qui voudrait que la vie soit un petit peu moins pénible. Alors, on s’y accroche. Il faut que Rognes s’en sorte pour que nous puissions nous en sortir, nous aussi. C’est un personnage odieux que je n’ai jamais réussi à détester. Il est celui que nous ne pouvons pas juger car nous serions incapables de faire mieux, à sa place.

 

- Raconte-nous comment est né ce roman.

 

Un concours de circonstance. Je venais d’enterrer quelqu’un de très proche dans ma famille et suis allé à un atelier d’écriture pour me changer les idées. Là, l’animatrice nous sort une photo sépia avec deux couples dont les femmes semblent se détester en silence. Le thème : les photos de familles et ce qu’elles taisent… Après une demi-heure à me dire que j’étais maudite, j’ai foncé dans le tas en imaginant ce commissaire qui se fout de tout et qui se retrouve face à ce cliché, contraint d’affronter son propre album de famille.

 

- Tu peux nous dire quelques mots sur Marseille.

 

Ce que je peux te dire c’est que dans ce livre, Marseille est fantasmée, dans ses extrêmes, ce qu’elle a de plus beau et de plus pourri. J’adore cette ville, en théorie. J’ai depuis longtemps renoncé à y vivre… Marseille, c’est un mot qui fait rêver. Tout y est possible. Elle est à l’image exacte de ce commissaire, désespérante mais avec le meilleur fond du monde. Rognes est juste humain et essaie de survivre à sa manière. Comme Marseille qui respire difficilement au travers ses multiples polluants. C’est pourquoi j’ai voulu réunir ce personnage et cette ville.

 

- Es-tu en train de nous préparer un autre chef d’œuvre ?

 

Je prépare un autre texte, oui. Pour l’instant au stade de notes. Je suis du genre névrosé de l’écriture. Je peux me torturer l’esprit pendant deux jours sur une phrase, une virgule et donc forcément il me faut du temps, beaucoup de temps ! Trop de temps pourrait dire mon éditeur quand il s’agit de rendre ma copie et que je n’y arrive pas. Il me faut du temps pour mûrir l’histoire / les personnages, pour les écrire et puis pour tout déchirer et recommencer. Donc il va falloir patienter. Au minimum un an d’écriture. Et, par superstition, je ne dirai rien ! (mais ça va déchirer sa race, grave !)

 

- Dis, tu lis quoi en ce moment ?

 

Je termine un Nicolas Vanier (que j’adore) et je vais commencer « Journal ambigu d’un cadre supérieur » chez Monsieur Toussaint Louverture. Aucune idée de si c’est bon ou pas. Juste, j’ai découvert cet éditeur l’année dernière par le livre « Karoo ». Si tu me permets la parenthèse, « Karoo » est LE livre qui m’a secoué l’année dernière. Je ne comprends pas pourquoi on en a si peu parlé, je suis pour instaurer une loi qui oblige à le lire. C’est un chef-d’œuvre. Je voudrais le relire toute ma vie. Pour l’heure, je voulais savoir quel autre genre de livre l’éditeur est capable de sortir.

 

- Quels sont les auteurs qui t’inspirent ?

 

Je ne me focalise sur aucun auteur. Je suis plus portée sur l’objet que sur son créateur, capable après tout, d’un livre à l’autre, de me décevoir. J’ai mes livres préférés, pas réellement d’auteurs fétiches. Je lis beaucoup, évidemment. Mais pas forcément du polar. J’aime la fiction et suis allergique au reste. J’ai commencé à lire très tard, après l’école, quand on a arrêté de m’obliger à lire des choses qui ne m’intéressaient pas. Aussi j’ai une culture littéraire très pauvre. Pour y remédier, car je trouve que c’est une honte quand on est auteur de ne pas être un minimum cultivé, j’alterne mes lectures entre moderne et classique, noir et blanc, drôle et dramatique etc. Je me fais une bibliothèque dans ma tête, quoi. D’une manière générale, pour qu’un livre me plaise, il faut du fond et de la forme. La forme : que j’ai envie d’apprendre certaines phrases par cœur tant elles sont parfaites. Et pour le fond : que je ne sois pas la même à la fin du livre qu’au début. En bien ou en mal, il faut que j’ai été secouée, que j’ai réfléchi, que je me sois remise en question, ainsi que les choix de ma vie. Un livre ne peut pas se permettre d’être inutile. Sinon, mieux vaut allumer la télé, c’est fait pour ça.

 

- Fille ou garçon ?

 

Un zizi !

 

- Le mot de la fin…

 

Ha la la, les fins… C’est bien mon problème ! Toujours, on me demande de les refaire.

 

Published by Annabelle Léna - dans Mon actualité
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19 novembre 2013 2 19 /11 /novembre /2013 12:00

 

Et vlan! Dans ma gueule, la chronique du jour sur le site "Au

 

pouvoir des mots" mais qu'est-ce que c'est bon!!!!! :D

http://aupouvoirdesmots.canalblog.com/archives/2013/11/19/28465314.html

 

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ENFIN (TOUS) REUNIS d'Annabelle Léna

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Attention ! Découverte d’une pépite ! Pour la peine, je vais te tutoyer, tiens !

Tu le sais bien, toi qui lis des polars à la pelle, que pour prendre son pied sur un, faut en lire dix ! Mais si, c’est comme ça ! Ils se ressemblent tous.
Et bien le voilà celui que j’attendais depuis quelques temps, celui qui ne ressemble à aucun autre, celui dont je voudrais que tu coures l’acheter, parce que.

Faut que je te situe un peu l’intrigue bien qu’elle ne soit que pure décoration ici.
Marseille, un maquereau est retrouvé assassiné, un couteau dans le cœur. Il n’est pas le premier. Alors quoi ? Vengeance ? Complot ?
C’est ce que le commissaire Rognes est censé découvrir sauf que le commissaire Rognes, il s’en fout. Il s’en fout, mais d’une force ! C’est simple, il se fout de tout. C’est un type complètement jobastre ! Blasé, antipathique, rustre, gueulard, de mauvaise foi, incompétent. Enfin, parait qu’il l’a pas toujours été, incompétent…

« - Quoi ? Vingt-quatre cadavres de filles dans la salle de bains ? Pourquoi n’ai-je pas été prévenu plus tôt ?
- Heu… non, commissaire. Vingt-quatre passeports…
(…)
Et que ceux, comme Ranc, qui voulaient sa place aillent se faire foutre car vingt-quatre cadavres pouvaient parfaitement s’entasser dans une salle de bains. Découpés en petits morceaux et bien alignés, ça devait tenir. Peut-être en utilisant quelques planches de bois pour éviter l’affaissement de l’édifice. Suffisait simplement d’être organisé, de vider le sang, de se débarrasser des organes spongieux, de réfrigérer la pièce et de s’équiper en formaldéhyde… »

Drôle ! Ce bouquin est très drôle. Un humour parfois grinçant, parfois premier degré … marseillais ?
Un humour dont je suis cliente, auquel j’ai adhéré comme le Carambar adhère à tes dents (celui au caramel, pas les autres). Y a qu’à lire les renvois en bas de page pour le confirmer (renvois nécessaires pour ceux qui ne connaissent pas la planète Marseille) :

« pacoulins : paysans pour ceux du Sud. En bref, l’équivalent des Marseillais pour un Parisien. »

Marseille ! Si tu connais Marseille, tu vas te régaler de t’y balader avec déjà les images en tête. Si tu ne connais pas Marseille, ben déjà, c’est un tort, et puis, tu vas découvrir une ville cosmopolite, toute en contradictions, une ville vivante, une ville qui sent bon le pastis et la sardine… mais pas que, une ville que tu vas bader, quoi !

« Rayonnante depuis ses hauteurs, le soleil tombait à pic, du haut de Notre-dame, tel un projecteur pour éblouir chaque pierre, chaque monument. De toutes parts : un spectacle de beautés immobiles. La vie en carte postale. Le silence et les cris des gabians. Mais vue d’en bas, le sol grouillait. Partout, des rats, morts ou vifs. La lumière ne perçait plus. »

Noir ! Un roman peut être drôle et noir. Mais oui ! Revenons vers ce commissaire désabusé. Un personnage finalement attachant de par sa détresse. Sur le lieu du meurtre, une photo sépia va lui renvoyer en surface des douleurs enfouies qui l’ont abimé, qui l’ont usé, qui l’ont esquinté, salopé, pourri. Ambiance nœud dans le ventre. Que même la fin, elle te tord les tripes .Quel personnage ce Rognes, mais quel personnage !

Savoureux mélange de sensations en lisant ce livre.
Je me suis régalée tè !
Et si tu n’as pas saisi à quel point il m’a saisi ce livre, lis-le ! Fais-toi ta propre idée et après tu reviens, j’te paie un café et on barjaque !

Et merci à toi les éditions du Caïman.

Editions du Caïman (2013)
254 pages

L’auteur

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Annabelle Léna est née en juillet 1979 à Marseille, par une journée chaude et sans mistral. Elle grandit à la campagne où, à l’abri d’un saule pleureur, elle s’assoit et rêvasse des heures. Après des études bien ennuyeuses, elle devient contrôleur de gestion mais trop d’histoires se bousculent dans sa tête en réclamant à sortir. Annabelle se fâche alors avec les chiffres pour acheter un stylo quatre couleurs et écrire. Écrire, encore écrire. Elle fait ainsi la fortune de certaines papeteries et remplit ses tiroirs de feuillets fiévreusement raturés.
Son premier roman « À tort ou à raison » s’inscrit au catalogue d’Eastern Éditions en février 2011.
Annabelle habite désormais Gardanne, entourée de ses histoires et de ses lectures. Plus les années passent, plus elle parle à ses chats mais à part ça, vous verrez, c’est quelqu’un de très fréquentable. Elle a envahi le net via un blog (www.annabellelena.com/) et sera votre amie sur Facebook (facebook.com/fb.annabelle.lena), si vous le lui demandez gentiment.

 

 

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17 novembre 2013 7 17 /11 /novembre /2013 10:51

Nouvelle chronique positive alors merci Terre du Noir!

 

http://terredunoir.blogspot.fr/2013/11/enfin-tous-reunis-annabelle-lena.html

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Enfin (tous) réunis, Annabelle Léna, Editions du Caïman

  Marseille, nowadays. Les maquereaux tombent les uns après les autres, un couteau planté dans le cœur. Le commissaire Rognes est chargé de l’enquête mais s’il s’en fout, comme il se fout de tout.
            Sur le lieu d’un des meurtres, une photo sépia attire son attention. Une photo toute simple mais qui l’obsédera jusqu’à lui faire affronter son propre album de famille.
            Les intrigues se croisent, entre vengeance des prostituées du quartier et introspection d’un homme trop seul.
 
 

Les éditions du Caïman continuent leur bonhomme de chemin dans le monde du polar français avec qualité. Pour preuve, cette nouvelle publication, le premier roman d'Annabelle Léna. 
Enfin (tous) réunis est un polar urbain ayant l'insaisissable ville de Marseille pour cadre. L'auteur parvient en 250 pages à nous faire découvrir cette ville pleine de contradictions, attirante et repoussante, forte et fragile, honnête et escroc. Cette ville qui tient donc une place prépondérante dans une intrigue où le héros n'est pas le flic sympa qu'on croise parfois dans les commissariats de police. 
Rognes est ce commissaire dont les pérégrinations pourraient nous faire penser à Adamsberg de Fred Vargas. Mais la comparaison s'arrête là. Rognes est en colère. Il est perdu. Il dérive dans un monde dans lequel il se sent de plus en plus étranger. Il ne parvient plus à attirer la sympathie ni même le respect de ses subordonnés. Rognes se perd. Il vit avec ses fantômes qui le hantent de plus en plus. 
Et puis, il y a ce tueur qui sévit. Lui aussi insaisissable. Et que dire de l'officier Ranc ? Efficace ? Opportuniste ? 
Annabelle Léna nous gratifie ici d'un polar certes mais Enfin (tous) réunis est aussi un roman complet sur l'identité et la perte des repères. Les personnages sont travaillés et à contre courant de ce qu'on peut trouver habituellement, l'intrigue est intéressante et originale. Bref, une belle surprise. Je ne peux que souhaiter à l'auteur une belle carrière !
Disponible aux éditions du Caïman. 
 
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8 novembre 2013 5 08 /11 /novembre /2013 15:07

 

Hé hé hé, p'tite chronique parue ce matin dans La Provence - La Ciotat! C'est bon, ça, c'est bon!

Juste, je dis qu'il faut donner moins de place aux pubs pour les produits WC et laisser un peu plus ce journaliste qui a très bon goût s'exprimer!!!!  

photo 2 - Copie

photo 1 - Copie

 


"La Ciotat au centre d'un polar d’Annabelle Léna.


Annabelle Léna est une jeune Marseillaise de la campagne et c'est en compagnie de ses chats à l'abri d'un saule pleureur, qu'elle rêve durant des heures pour oublier des études bien ennuyeuses. Un jour où le saule pleure plus fort, elle decide d'acheter un stylo quatre couleurs et d'écrire. Elle fait ainsi la fortune de certaines papeteries en remplissant des tiroirs de feuillets fiévreusement raturés.



Elle est d’abord publiée en revue avec des nouvelles nerveuses puis elle se lance dans l`écriture de son premier polar "A tort ou à raison" publié en février 2011. "Enfin (tous) réunis" est son deuxieme roman noir, paru aux Editions du Caïman.

 

Sans dévoiler bien sûr les clés de ce polar, il est utile d'indiquer que le commissaire Rogues qui en est le protagoniste principal, aura fort à faire avec une photographie prise sur les chantiers navals de La Ciotat, et que les péripéties de l'intrigue améneront le lecteur à de fréquents échanges entre Marseille et notre cité.

 

L'écriture est magnifique, efficace et precise, cinglante et presque virile. Le rythme est soutenu et les pages se tournent aussi vite qu’un téléfilm. L’intrigue appuyée sur la complexité psychologique des personnages se déroule implacablement jusqu'à la découverte de la faille qui a conduit au drame, celui de Rogues en proie à son passé ciotaden. Annabelle Léna peut acheter d'autres styIos,le talent est là. Le livre est disponible dans toutes les bonnes librairies et chez l'éditeur Caïman."

http://editionsducaiman.e-monsite.com/pages/pour-commander/enfin-tous-reunis.html

 

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7 novembre 2013 4 07 /11 /novembre /2013 08:28

 

Nouvelle petite chronique bien sympathique!

 

http://romanpolicier.blogspot.fr/2013/11/annabelle-lena-enfin-tous-reunis.html

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Annabelle Léna : Enfin (tous) réunis

Marseille, de nos jours. le commissaire Rognes ne va pas bien. Mais alors vraiment pas bien. Il est chargé d'une enquête sur des maquereaux qui finissent un couteau planté dans le cœur. Une enquête dont il n'a que faire, déléguant l'essentiel des recherches à l'un de ses subordonnés, l'officier Ranc. Toutefois, un détail a su susciter son intérêt : une photo sépia. Un portrait de famille qui va raviver des souvenirs douloureux pendant que les macs tombent comme des mouches.

Enfin (tous) réunis est le deuxième roman d'Annabelle Léna. L'auteure marseillaise a choisi de décrire la descente aux enfers d'un flic qui, au départ, avait tout pour être heureux jusqu'à ce que la mécanique se grippe. Un portrait brut, qui ne s'embarrasse pas de compromis. Le commissaire montre peu d'intérêt pour ce qui l'entoure : ses officiers, sa voisine, l'enquête en cours. Seule la ville de Marseille retient son attention. La cité phocéenne est, en effet, le deuxième personnage de ce polar. Tour à tour, elle se sait se rendre belle, brillante ou bien crasseuse et misérable.
Grâce à un plume alerte et précise, on suit l'intrigue sans déplaisir même si celle-ci, progressivement, laisse la place à la quête obsessionnelle du commissaire Rognes au nom joliment trouvé.

Annabelle Léna nous a donc livré un beau roman noir qui se conclut par une fin amère.

1 commentaire:

Hervé a dit…

Ce commissaire Rognes m'a beaucoup plu. Personnage entier, joliment brossé. Une "tronche" que j'aimerais voir à l'écran.

Published by Annabelle Léna - dans Mon actualité
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Annabelle Léna

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Le site internet dédié à mon Roman!

Bibliographie

2014 : 

Nouvelle "Le silence et dors" dans l'anthologie Etranges Voyages aux Editions Sombres Rets.


2013 : 

Roman "Enfin (tous) réunis" aux Editions du Caïman

Collectif "Santé !, Les auteurs du noir face à la maladie" chez L'Atelier Mosésu  

Collectif "Les 7 petits nègres, L’Exquise nouvelle saison 2" chez In Octavo Editions 

 

2012 :

Nouvelle "Au kébab fumant" dans La Tête à l'Être n° 2 

 

2011 : 

Roman "A tort ou à raison" chez Eastern Editions. 

 

2009 :

Nouvelle « Paris, la bourgeoise », dans Filigranes n°73.

Nouvelle « La vie en rond », dans Marseille L’Hebdo n°449

 

2008 :

Nouvelle « Un pas en avant », dans Le Croquant n°57/58.

Nouvelle « À l’ombre du masque », dans Les Archers n°15.



2007 :

Nouvelle « À bras le corps », dans L’Ours Polar n°44.

 

 

En ce moment, je lis:

 

                                                                                                    Couleur