Partager l'article ! L'empire du sommeil d'Henri-Frédérique Blanc (Citations): « Mais l’Himalaya non plus ne sert à rien. Pourtant, du s ...
Bienvenue sur le blog d'Annabelle Léna!
« Mais l’Himalaya non plus ne sert à rien. Pourtant, du
sommet, on a une sacrée vue ! [ ] Il faut servir la vérité, non se demander à quoi elle sert. »
« Comme s’il existait, au fond du sommeil, certains lieux interdits, certaines portes infranchissables, certains escaliers fatals, certains couloirs d’où l’on ne revient pas.[ ] Oui, le sommeil avait ses martyrs. »
« Et lui qui, en rêve, était entré dans des pays qui n’existent sur aucune carte, lui qui avait parcouru sur son lit d’interminables Sibéries, des Indes mystérieuses et des Chines inouïes, lui qui, ronflant sous ses couvertures, avait navigué sur des mers sans nom et traversé des déserts sans fin, lui qui, bercé par le tic-tac de son réveil, avait exploré le palais souterrain de la reine de Saba et les jardins suspendus de Babylone, lui dont la géographie onirique aurait pu donner matière à des centaines d’atlas, il ne pénétrerait jamais dans cette pièce située à quelques mètres de lui… »
« Vous et vos semblables, vous mettez les hommes en cage, et lorsque à force d’être enfermés ils sont devenus mauvais, vous en déduisez qu’ils méritent leur cage. »
« Et ce petit pouvoir minable, leur seul luxe, ils passaient leur vie à le suçoter comme un os. »
« Il m’a traité de rapouillé, la pire insulte du sommeil. »
« On accuse [ les kangourous ] d’être envahissants, bêtes et non comestibles. C’est exactement ce que je pense des hommes. »
« Il y a des choses dont on rêve parce qu’elles existent et des choses qui viennent à exister parce qu’on en rêve. »
« Il n’avait rien à dire parce qu’il n’y avait rien à dire. Il était devant un mur, un mur humain plein de cravates et d’opinions déjà faites, un mur infranchissable d’intellectualisme borné, un mur hérissé d’idées à la mode et de préjugés vieux comme le monde. [ ] A quoi bon parler ? Si ces gens-là, à leur âge, n’ont pas encore compris, ils ne comprendront jamais. »
« La vie c’est toujours ici et maintenant. [ ] Car d’espoir en espoir on va au cimetière, mais au fond de l’instant on trouve l’éternité. »
« Joseph décida que la vie n’était qu’un rêve dont il ne fallait pas faire un drame. Que la vie ne soit qu’un rêve peut inciter les faibles à ne rien entreprendre. Mais cela engage les âmes fortes à tout oser. »
« Je l’ai laissé à lui-même, ce qui somme toute est le pire des châtiments qu’on puisse lui infliger. »
L'histoire:
Joseph croit que le sommeil est le remède aux maux de l’humanité et se bat pour que chacun y ait droit. Il cherche au fond de son lit le trésor de la vie et dénonce le monde en proie au mercantilisme et à la rationalité.
Si, comme moi, vous êtes accro au dodo,
vous ne pourrez plus vous passer de ce livre !
2011:
Roman "A tort ou à raison" chez Eastern Editions.
Selectionné pour le 8ième Prix Marseillais du Polar
2009 :
Nouvelle « Paris, la bourgeoise », dans Filigranes n°73.
Nouvelle « La vie en rond », dans Marseille L’Hebdo n°449
2008 :
Nouvelle « Un pas en avant », dans Le Croquant n°57/58.
Nouvelle « À l’ombre du masque », dans Les Archers n°15.
2007 :
Nouvelle « À bras le corps », dans L’Ours Polar n°44.
Oui cet auteur a de très bonnes réparties je trouve!
Je pourrais t'en "emprunter"? ((-:
@+.
Annabelle.