Quelques nouvelles

Jeudi 3 novembre 2011 4 03 /11 /Nov /2011 11:46

  

L'Exquise Nouvelle, vous connaissez ? 



L'an dernier, cet événement a accueilli près de 80 auteurs francophones sur quatre continents (France, Belgique, Canada, Mali, Guyane). L'idée était d'utiliser les contraintes des statuts du réseau social (pas plus de 420 signes) pour écrire une histoire à tour de rôle sur le principe du cadavre exquis littéraire.

Ce qui était au départ une partie de plaisir est devenue un beau succès. A telle enseigne que le recueil est sorti à l’automne 2011 en librairie. (http://www.editions-la-madoliere.com/060.htm). 
 

Pour la saison 2, il n’y aura que 40 auteurs, invités. Chacun devra broder autour d'une scène commune en intégrant dans son texte trois mots imposés. Chaque texte donnera alors lieu à un concours couronné d'un cadeau pour le premier visiteur qui trouvera les trois mots.

 

Les éventuels bénéfices seront, comme pour la saison 1, reversés à une œuvre de charité. Cette année, c’est l’association « Écoute ton cœur » (http://www.asso-ecoute-ton-coeur.com/wordpress/ ) qui a été choisie.

 

 Et évidemment, si je vous en parle, c’est que je fais partie des 40 auteurs invités pour la saison 2 !

C’est aujourd’hui que ma contribution est mise en ligne.

 

C’est ici que ça se passe:

 http://www.exquismen.com/7PN/wordpress/2011/11/03/annabelle-lena-tuer-a-la-tache/



  (PS : pour quelques billets de 500 euros seulement, j’accepte de donner des indices !!!)

 

Par Annabelle Léna - Publié dans : Quelques nouvelles - Communauté : ecrivains en herbe
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Jeudi 16 juillet 2009 4 16 /07 /Juil /2009 13:04



















              « Tu es trop grosse » qu’il m’a dit hier mon Rogers. Oui, avec les années, tel le vin qui se bonifie, mon mari est devenu observateur… Sûr que je ne suis pas une brindille mais enfin, lui ne ressemble pas au Prince Charmant ! Et il me faut bien de la patience pour supporter sa manie de se gratter l’entrejambe avec autant de fougue toute la journée. Mais voilà, Môsieur se permet de critiquer car il est abonné à un magazine qui le submerge chaque mois de divines créatures, certainement retouchées par ordinateur, mais ça il ne faut évidement pas le dire sinon je me fait enguirlander ! Parce qu’en plus il est interdit d’y toucher, à ces miss… Par ma propre boîte aux lettres elles arrivent, ces briseuses de couple ! Et lui, il les paie avec le compte commun, donc c’est un peu moi qui les convie à la maison… Alors aujourd’hui, j’ai décidé de revoir les cartons d’invitations !

 

            Je ne vais tout de même pas me laisser influencer par cette propagande qui endoctrine mon mari et tous ces autres moutons de basse prairie ! Sous prétexte de mettre les femmes en valeur, alors que, de vous à moi, ce ne sont là que des habits stéréotypés et sans saveur, qui plus est fabriqués par des enfants enchaînés aux murs insalubres d’un pays reculés du tiers monde ; bref, sous prétexte de nous habiller décemment, ces obnubilés du penser droit nous harcèlent d’images anorexiques ! Même la fille du voisin ne ressemble plus qu’à un vulgaire caniche neurasthénique, à force de se faire vomir, de n’ingurgiter que des ananas en tranche et des laxatifs en plaquette. Bravo ! Mais moi, je ne vais pas me laisser faire aussi facilement... Il n’est pas encore né celui qui me fera perdre du poids, je ne suis pas une de ces adolescentes encore malléables. Et, si un parvient à me faire grimper sur la balance, je m’en fiche car j’aurais pris soin d’ôter les piles juste avant ! Voilà !

 

            Non mais regardez-les, toutes ces femmes placardées sur les abribus. Quelle drôle d’idée cette invasion de femmes nues. Leurs armes, ce sont leurs poitrines. Charmant ! Mais moi je me demande vraiment quelle bonne femme a réellement envie de s’acheter des culottes après avoir vu son fils et son mari baver sur une vitre d’abribus ? Et tous ces hommes qui retournent à leur état de bête, oubliant leur frein et se percutant les uns derrière les autres aux feux rouges… C’est malin ! C’était vraiment utile l’évolution, la lutte des classes, la philosophie… Pour en arriver là, perdre ses moyens devant un string en coton réversible ! Réversible en plus ! Non non non. Je refuse leur liberté fabriquée en série, leur modèle de vie merveilleuse et enchantée étalé dans ces magazines misogynes.

 

             Je suis trop grosse peut-être mais Rogers lui, il est bien trop vulgaire ! Trop vulgaire pour me jeter ça à la figure après vingt ans de mariage, trop vulgaire pour ne pas se rendre compte que ces femmes sont malades, et peut-être même qu’elles sont mortes cinq minutes après ne pas avoir souri sur cette photo, tout simplement car quelqu’un a décidé qu’il fallait faire du 32 pour être belle, et que la nature elle, a décidé que dans un 32, plus besoin de dents ! Ce n’est pas possible que la beauté s’enferme dans un chiffre. Non, ça je le refuse. Un chiffre c’est vilain, regardez le 7 comme il a l’air malheureux, et le 9, comme il est ridicule avec sa grosse tête ! Aucun âge ni aucune mensuration ne peuvent rendre une femme belle lorsqu’elle est bête ! Et au lieu de les aider ces femmes qu’ils aiment tant, ils les encouragent à se faire encore plus de mal… Je t’aime, je te détruis… C’est beau l’amour…

  

            Tant pis ! Je suis trop grosse peut-être mais je peux encore plaire, tandis que Rogers lui, même ses précieux magazines le regardent de travers. Alors je vais lui montrer moi, à Rogers, que je ne suis pas trop grosse pour tout le monde. A commencer par le jardinier qui passe cet après-midi, et qui essaie toujours de m’apercevoir à travers la fenêtre en taillant les haies, comme dans ces films d’époques où de braves gens faisaient secrètement la cour à des duchesses magnifiques. Eh bien aujourd’hui, le jardinier il va voir la lune parce que je vais l’accueillir dans l’habit le plus convivial de la planète : mes rondeurs bien moelleuses.

 

             Mais avant, je vais balayer ma maison de tous ces magazines monstrueux. Que je les déteste toutes ces caricatures de femmes libérées et insoumises… Tu parles ! Ce sont tout juste de gentils petits esprits acceptant bien poliment de rentrer dans des jolis petits carrés, et ces jolis petits carrés s’entassent à côté d’autres jolis petits carrés. Rien ne dépasse, tout est propre, les formes de la nature ne sont plus que des parallèles et des perpendiculaires, des axes autoroutiers froids et sans vie… On a réussi à leur faire croire qu’il s’agissait de leur propre volonté, elles en redemandent. Chapeau bas ! Mais moi je ne suis pas faite d’angle droit, je suis ronde alors on ne peut pas me mettre en boîte, voilà le problème !

 

              Nous y voici, j’aperçois le jardinier… C’est drôle mais je ne connais pas son nom… C’est bien aussi sans nom… Tiens ! A priori lui aussi m’a remarqué car les buissons ne l’intéressent plus du tout ! Il s’approche lentement, m’observe par la fenêtre avec de grand yeux tout ronds. Au pas de la porte je l’invite à entrer. Lorsque sa bouche s’entrouvre je pose un doigt dessus. S’il parlait je n’aurais plus le courage... Sans un mot il m’installe sur le canapé et me caresse. Je ne me souviens plus la dernière fois où un homme m’a touché de la sorte. Ce n’est pas mon vieux Rogers qui s’y prendrait comme ça ! Ses mains, dures et terreuses, sont tendres comme les pétales d’une rose sur ma peau. Un bouquet de caresses entre quelques doigts. Moi qui voulais prendre en main ma vengeance, finalement je baisse les armes, m’abandonne auprès de cet homme, si différent de ceux des abribus.

 

               Après quelques minutes, ma vision s’embrume mais je distingue nettement Rogers franchir le seuil de la maison, déposer ses clefs dans le vide poche, se diriger vers son atelier et s’y enfermer à double tour, transcendé par la lecture de son magazine. Décidément, quelque chose ne tourne pas rond chez mon Rogers… Mais peu m’importe ma vengeance, peu m’importe ces magazines, maintenant je les lui laisse ses chimères, j’ai moi aussi trouvé catalogue à mon goût. Je me demande déjà à quelle heure passera le facteur demain matin, peut-être je pourrai l’inviter à entrer un instant…




    


 







© Annabelle Léna - 2009 - "Tous droits réservés"

La revue:

Le fameux hebdomadaire culturel abrite une rubrique "Lire et Dire" dont "l'esprit est de faire découvrir des auteurs de la région ainsi que leurs textes". (Guilhem Ricavy, Responsable de la rédaction)

Pour plus d'informations:
http://www.marseillelhebdo.com/


Par Annabelle Léna - Publié dans : Quelques nouvelles
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Dimanche 15 mars 2009 7 15 /03 /Mars /2009 10:42

                   Suspendus au ciel, quelques oisillons heureux exerçaient leurs ailes dans un tourbillon d’acrobaties. Des plumes se détachaient parfois de leur manteau pour atterrir sur des pavés foulés de bottines haute couture. Les jours coulaient, paisibles, bercés par le ronron rassurant des écluses. Partout régnait ce bonheur immense que l’on respire à pleins poumons sans avoir conscience de voler un instant d’humanité. Evidement, Charles-Hubert Henri n’échappait pas à cette osmose entre l’asphalte et la nature, cette perfection citadine, but ultime pour tant de privilégiés en quête du snobisme absolu des parvenus.

              Il avait la belle vie, Charles-Hubert Henri, du haut de son appartement bourgeois de Paris. Ce magnifique duplex avait fait de lui un homme. Cent mètres carrés de marbre, nichés sous les toits, juste avant les étoiles. Ses parents lui avaient offert ce tapis rouge pour accéder à sa vie d’adulte, depuis il dirigeait une société de conseil en placements financiers mais voilà… Des conseils, il n’en avait point et des placements, encore moins ! Par contre, le jeune homme eut l’éclair de génie : installer son bureau au fond de son duplex. Après avoir arpenté ce parquet de Teck outrageusement somptueux, plus aucun doute ne subsistait. Aux yeux de tous, ce gringalet devint un démon de la bourse. Si ce jeune homme détenait un tel bien, il était évidemment l’homme à qui l’on confie ses profits.

 

            Mais en ce doux matin de décembre, le trentenaire remarqua, de sa terrasse, un attroupement soudain à ses pieds. Des hommes et des femmes débarquaient, un raz de marée aux vêtements dépareillés, couleurs démodées et honteusement délavées. Un meneur émergea, barbu comme le Christ, un mégaphone en porte-à-faux entre ce peuple d’en bas et les riverains d’en haut. Un léger pincement empoigna le cœur de Charles-Hubert Henri, un élan de solidarité. Effectivement la misère progressait, il le voyait bien à la télé. Quelle tristesse. Et puis, lui aussi, Charles-Hubert Henri, avait traversé des coups durs dans sa vie : ses parents avaient exigé qu’il honore de sa poche les frais de notaire de son duplex. Ils s’étaient alors fâchés. Vraiment… Quelle misère de devoir payer pour recevoir son dû. Le bourgeois opina songeusement, espérant que quelqu’un écoute ce peuple, puis retourna dans son salon cossu en refermant ses fenêtres à double vitrage : impossible de se concentrer avec tout ce vacarme…

            Après plusieurs heures de bons et loyaux sentiments, une ridule envahit le front de Charles-Hubert Henri. Ce n’était plus un mégaphone qui gargouillait mais toute une meute qui vociférait ! Comment diable des êtres humains pouvaient-ils être si bruyants ? Le trentenaire surgit à sa terrasse, révolté par sa tranquillité brisée. Fini l’humanisme, le jeune homme était fin prêt à réclamer que l’ordre soit rétabli par les forces du même nom quand soudain il se pétrifia. Dans une grimace grotesque, sa mâchoire s’effondra, pendue à une corde invisible. Là, juste en bas, s’alignaient des dizaines, semblait-il des centaines, des milliers de minuscules tentes d’un rouge criard. Les trottoirs étaient envahis et l’eau du canal St Martin reflétait des millions de pustules. Le quartier était contaminé. Mais que criaient-ils au juste, ces microbes ? C’était une blague ? A en croire les oreilles de Charles-Hubert Henri, ces parasites invitaient les habitants du quartier à passer une nuit sous leurs tentes…

            Le trentenaire, figé d’incrédulité, se répétait sans fin que ce spectacle était le fruit d’un surmenage, que cette vérité ne pouvait décemment exister, quand on sonna à sa porte.

« M. Henri, vous avez vu ce cirque ?

-Je n’en crois pas mes yeux M. DelPonte !

-Ce sont les enfants de Don Quichotte.

-Pardon ?

-Les enfants de Don Quichotte vont camper sous nos fenêtres pour avoir soi-disant droit au logement.

-Des clochards sous nos fenêtres ! Mais vous n’y pensez pas !

-Et la police ne peut rien faire. En tentant de les embarquer, ils pourraient tomber dans le canal. S’ils ne savent pas nager… Soi-disant qu’ils ne peuvent pas prendre ce risque…

-C’est une plaisanterie M. DelPonte ?

-Que non ! Mon épouse et moi partons de ce pas à la campagne. Je ne peux lui infliger une telle situation, elle est allergique à l’odeur des ordures… »

            Charles-Hubert Henri claqua une porte bien trop lourde sur cette fatalité : son univers était pris d’assaut par des pouilleux qu’aucune armée ne saurait déloger. Ces loques humaines étalaient leur misère aussi vulgairement que d’autres étalent leurs roues motrices. Un mépris incommensurable envahissait Charles-Hubert Henri. Il se délectait du contraste de ces tentes si fragiles, envahies par le froid, menacées par le moindre coup de vent, et de ces immeubles bâtis de pierres centenaires capables de résister aux tempêtes. Le bourgeois décida d’éradiquer ce fléau et pour cela, fomenta une confrérie qui s’éleva d’une seule voix : ne leur prêter aucune attention. Ainsi, ces raclures renonceront et alors, bon vent !

Arpentant les trottoirs de son quartier, le trentenaire était fier, hautain. Il toisait les vagabonds d’un œil narquois qui affirmait que la vie n’offre que ce que l’on mérite. Eh oui… Eux avaient faim et froid tandis que lui, vivait dans l’opulence de son logis. N’y avait-il pas, dans tout cela, une justice divine ?

            Mais bientôt ce mépris tourna à l’aigreur : un client refusa de signer un contrat…

« Vous comprenez, votre quartier n’est plus sûr. J’y ai vu, à la télévision, un homme uriner contre un arbre !

-Oh ne vous inquiétez pas. Tout va rentrer dans l’ordre !

-Oui mais pour l’instant... Vous imaginez ? Faire ses besoins ! Où va la France ? »

            Les clients fuyaient le quartier malfamé. Cette goutte d’eau fit exploser l’homme. Il surgit à sa terrasse, poings serrés et, apercevant cet individu à la moustache proéminente, celui-là même qu’il avait déjà remarqué mendier devant la boulangerie, SA boulangerie, il hurla à s’en faire péter la cravate :

« Casse-toi ! Sale SDF ! Raclure ! »

            Des insultes de la sorte pleuvaient dorénavant toute la journée. Une pluie fine mais qui trempait les corps jusqu’aux os. Le bourgeois n’ayant plus de client, le lancement d’insultes devint son attraction préférée. De son logis était vomie une haine foncière, propriétairement foncière…

            Puis le moment vint où il dut garder son mépris pour lui. Les sans abris avaient beaucoup d’amis, des comédiens, des chanteurs. Il devint alors imprudent de critiquer le mouvement. Les caméras de télévision ne délogeaient plus. Elles installèrent leurs tentes, plus sophistiquées certes, mais des tentes tout de même. Toujours des tentes ! Encore des tentes ! Charles-Hubert Henri ne les supportait plus !

Les enfants de Don Quichotte devinrent intouchables. Il fallait les aimer, il fallait même les aider. Ce n’étaient pas les clochards que l’on imaginait. Non. C’était des gens biens, dotés d’un cœur voyez-vous et bien souvent d’un emploi. Charles-Hubert Henri n’en avait cure et serrait les dents face aux membres de sa confrérie qui lui tournaient soudain le dos pour faire face aux caméras…

 

            Un par un les honnêtes gens désertèrent les immeubles. Tout se vendait désormais pour une bouchée de pain tant il était honteux de résider près du canal St Martin. La terreur enserrait la gorge du bourgeois en songeant que bientôt peut-être, les SDF rachèteraient eux-même ces petits bijoux. L’esprit fiévreux de Charles-Hubert Henri enfantait les pires scénarios : l’Etat leur allouait des subventions et ces mendiants faisaient caisse commune pour se payer le quartier. C’était connu : les pauvres, ça se regroupe pour devenir fort.

            Et lui, Charles-Hubert Henri, lui aussi peut-être serait-il foutu à la porte ? Ses yeux s’écarquillaient de terreur alors qu’un délire infiniment grand le submergeait. Un délire de riche, à plusieurs zéros. Ses parents, il ne pouvait plus compter dessus et lorsqu’il tentait de fuir grâce aux somnifères, Charles-Hubert Henri s’apercevait soudain, vagabonder près du canal St Martin, en survêtement bas de gamme. De terreur il se réveillait invariablement en s’entendant susurrer, les yeux honteux : vous auriez pas une p’tite pièce m’sieurs dames...

© Annabelle Léna - 2009 - "Tous droits réservés"


La revue:

"Filigranes entend promouvoir les "hommes du commun à l'ouvrage" (Jean Dubuffet) et soutenir l'accés de tous au pouvoir d'écrire depuis 25 ans" (Site internet de Filigranes).

Pour plus d'informations ou commader un numéro :
http://www.ecriture-partagee.com/

Par Annabelle Léna - Publié dans : Quelques nouvelles
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Annabelle Léna

Le site internet dédié à mon Roman!

Bibliographie

 

2011:

Roman "A tort ou à raison" chez Eastern Editions.

      Selectionné pour le 8ième Prix Marseillais du Polar

 

2009 :

Nouvelle « Paris, la bourgeoise », dans Filigranes n°73.

Nouvelle « La vie en rond », dans Marseille L’Hebdo n°449

 

2008 :

Nouvelle « Un pas en avant », dans Le Croquant n°57/58.

Nouvelle « À l’ombre du masque », dans Les Archers n°15.



2007 :

Nouvelle « À bras le corps », dans L’Ours Polar n°44.

 

 

En ce moment, je lis:

 

                                                    Charlatan 

Livresque du Noir

 
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