Le blog d'Annabelle Léna, l'écriture pour passion
« Elle me donnait tant de
plaisir que j’en eus une peine immense. »
« Brusquement je veux le monde en pièces et les hommes en bouillie ! »
« Nous serions restés là jusqu’à ce que je grandisse et même après, à n’attendre rien que le lendemain pour repartir sur ces chemins. Il n’y avait plus les fracas du préau et les silences de la classe quand le maître fouille nos yeux pour savoir qui va être interrogé, ni les départs nocturnes de ma mère vers les hôpitaux. Il n’y avait que le soleil pour nous chauffer tranquillement, sans personne pour demander pourquoi nous n’avions plus envie de bouger, pourquoi nous restions là avec le pigeonnier, sur l’éternité de ces pierres blanchies par l’immobilité. »
« « Vous voulez la tuer votre mère ? » [ ] Je me suis mis à marcher seul avec cette phrase accrochée à mon cou comme un grelot de chagrin. Quand j’allais à travers le sable des pinèdes, quand je mangeais le soir loin de notre cuisine, quand je faisais semblant de m’amuser, quand je m’éveillais chaque nuit dans le long dortoir qui domine le chemin escarpé que ma mère avait repris toute seule. Quand je l’oubliais, elle était encore là cette phrase de nuit, comme une ombre qui marche à côté de vous sans trêve, dans un pays où le soleil ne se couche jamais. »
« Voilà ce que j’aime dans la vie, ce qui se passe dehors et qu’on ne me demande rien. »
« Je compris que le bonheur ça n’arrive jamais. »
L'histoire:
Que dire de René Frégni si ce n’est qu’il
manque me crever le cœur à chaque phrase et ce dans chacun de ses livres ! Sa sensibilité à fleur de plume ne peut laisser indifférent.
Le voleur d’innocence, c’est un enfant révolté contre la pauvreté de sa famille et la maladie de sa mère, un enfant qui ira trop loin…