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26 mars 2013 2 26 /03 /mars /2013 15:28

Camarguestan

« Au Camarguestan ! s’écrièrent-ils, ainsi qu’ils avaient baptisé leur nouveau terrain de jeu, telle une province russe établie sur les rives de la Méditerranée, s’étendant du delta du Rhône jusqu’à l’étang de Thau. »

 

 

« Il se dit qu’au fond, il aimait ces moments où il faut inventer le temps pour ne pas le perdre. »

 

 

« — A-t-on déjà vu un poisson s’entêter à vouloir sortir de l’eau ?

Le mot avait fait glousser les hommes, troupeau servile. Magali avait pris une longue inspiration avant de répliquer :

— Monsieur, un poisson est sorti un jour de l’eau et nous tous, humains ici présents, nous devons lui en être reconnaissants, en vertu du principe de l’évolution des espèces. »

Silence glacial dans les rangs. Mouché le commissaire. Ainsi se faisait-on un ennemi de son chef direct. Ainsi carbonisait-ton sa carrière. »

 

« Puisqu’il était en pays de tauromachie, Erno entreprit l’estocade :

— Avez-vous assisté à l’entrevue, Madame Gajan ?

Les époux Gajan répliquèrent de façon parfaitement synchrone. Problème : l’un répondit oui, l’autre non. »

 

« Se fier à son intuition tout en priant pour qu’elle soit bonne. »

 

« Notre travail consiste à chercher l’erreur qui rend ces deux réalités contradictoires. »

 

« C’était l’instant où il n’aurait pas aimé se rencontrer. »

 

 

L’histoire : Olivier Langlade, riche propriétaire de manade est manquant lors de L’encierro. Il sera retrouvé mort le jour même, la tête fracassé par une escoube (z’avez qu’à lire le livre pour savoir ce que c’est).

Mais il n’y a pas que lui qui décède mystérieusement. Il y a aussi un conseiller général de la région et ça, c’est plus embêtant.

 

Aussi on appelle en renfort le commissaire spécial Vincent Erno, chargé des enquêtes sensibles mettant en cause des personnalités. Atypique, il recherche plus la vérité que les coupables. Il dort peu, rongé par le souvenir de ses enquêtes passées et aime les femmes blessées, physiquement ou bien au niveau psychiatrique (de la simple cicatrise au bel œil de verre.)

Magali Sauve est le lieutenant en charge de l’affaire sur place. Elle fera équipe avec Erno, elle qui ne tolère aucun mot ou geste sexiste de la part de ses co-équipiers tout en s’amusant à provoquer leurs regards concupiscents

 

Nous avons donc des victimes, des flics, ils ne manquent plus que les michants !

Et justement, trois russes rodent pour affaires, s’implanter en Camargue grâce à une l’opération appelée Camarguestan. Or, il s’avère que les deux hommes retrouvés morts étaient des maillons clés de ce business.

 

Qui est donc en train de saboter l’opération Camarguestan ?

 

Un livre que je vous conseille si vous aimez l’action. L’intrigue est bien ficelée, le style efficace et les personnages attachants. Que demander de plus !

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13 janvier 2013 7 13 /01 /janvier /2013 11:31
 
Inutile de s’exiler en Russie, c'est la Russie qui vient à nous avec le nouveau Polar de Philippe Paternolli: Camarguestan! (Si c'est pas de l'actu, ça  )

C'est aux Editions du Caïman et, pour avoir eu l'occasion de le lire en avant-première, je vous le conseille vivement!!! Les pré-ventes sont ouvertes et c'est ici que ça se passe:

 http://editionsducaiman.e-monsite.com/pages/pour-commander/camarguestan.html


link

Pour ouvrir l'appétit:


Après une rencontre au sommet de Bologne en 2003, la mafia russe a jeté son dévolu sur un territoire allant du delta du Rhône jusqu'à l'Etang de Thau, territoire baptisé Camarguestan.  Le commissaire Vincent Erno est dépêché sur place pour tenter de contrecarrer ce projet.

Philippe Paternolli tisse ici, dans une Camargue en ébullition, une intrigue dont il a le secret, rebondissant entre Mafia d'Europe de l'est, policiers et notables corrompus et autres aficionados des courses taurines...


" Magali Sauve recula sur son siège pour considérer le commissaire Erno. Pourquoi avait-il fallu que cela tombe sur elle? Où l'envoyait-on avec ce super-flic d'opérette? Sur la touche, définitivement ou au cimetière, tombée sous les balles d'un Erno soucieux de ne pas laisser de trace?
- Je comprends votre perplexité, dit Erno. Elle est de mise partout où je débarque..."


L'auteur :
 
Philippe Paternolli est né en 1961 à Versailles. Il a grandi dans la banlieue est de Paris, avant de vivre à Nîmes, Blois, Albi, Marseille et actuellement à Ais-en-Provence. Avec lui, on a affaire à un romancier doublé d'un éclairagiste qui manue la "poursuite" avec brio pour éclairer l'endroit "où ça se passe". Camarguestan! est son quatrième roman.


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9 avril 2012 1 09 /04 /avril /2012 17:35
 
contrat« Mais aucun de ces bruits ne masquait le silence, car le silence, Andréa le portait en elle. »
 
« […] comme si les petits défauts qui affectent chaque visage s’estompaient à la vue de son pays. »
 
« Les actions les plus violentes d’Orville étaient enregistrées sur sa PlayStation. Mais on ne peut pas faire grand-chose contre cent neuf kilos de pur désespoir et de rage qui vous collent contre une table renversée. »
 
« […] d’aspect si fragile qu’il incitait à fermer portes et fenêtres pour qu’un courant d’air ne l’emporte pas. Mais Albert n’avait pas besoin d’air pour voler partout dans le cyberespace.
— Il n’y a aucune explication à son talent, dirait quelques heures après son arrestation un agent du FBI chargé de l’affaire, personne ne lui a appris. Quand ce gamin regarde un ordinateur, il ne voit pas vingt kilos de cuivre, de silicium et de plastique. Il voit des portes. »
 
« Bien sûr, baptiser de son propre nom une banque n’avait pas été sa décision la plus intelligente, mais après tout Albert était dans l’âge ingrat. Il s’en rendit compte lorsque deux escadrons entiers de policiers d’élite investirent la maison de ses parents à l’heure du dîner, en abîmant le tapis du salon et en écrasant la queue du chat.
Albert ne connaîtra pas l’intérieur d’une cellule, confirmant l’adage selon lequel plus on vole et moins on paie. »
 
« Il sentait crier en lui ce qui sur les lèvres d’un autre était un murmure. »
 
« Andréa était si nerveuse qu’elle aurait pu battre trois œufs rien qu’avec le tremblement de ses mains. »
 
« Il était un peu comme vous, il préférait demander le pardon que la permission. »
 
L'histoire: Une mystérieuse expédition part à la recherche de l’Arche d’Alliance dans des paysages de déserts.
 
C’est bourré de caricatures MAIS je recommande vivement ce livre. J’ai eu l’impression de revivre un Indiana Jones. C’est particulièrement bien écrit et prenant.
L’auteur nous entraîne dans cette histoire remplies de méchants et nous demande de réfléchir au poème suivant :
 
 
Face of the Enemy, de Sam Keen
 
Commence sur une toile vierge
Ébauche des silhouettes d’hommes, de femmes et d’enfants
 
Plonge le pinceau dans le puits de te propre obscurité
Dessine sur la face de ton ennemi l’envie, la haine, la cruauté
Que tu n’oses reconnaître en toi-même
 
Assombris toute trace de sympathie sur son visage
Efface tout reste de la myriade d’amours, d’espoirs et de peurs
Qui résident dans le kaléidoscope de son cœur infini
 
Déforme son sourire en un rictus cruel
Arrache la chair de ses os
Jusqu’à ce qu’il ne reste que le squelette abstrait de la mort
Exagère chaque trait humain jusqu’à le métamorphoser
En bête, vermine, insecte
 
Peuple le fond de ta toile de démons et de figures malignes
Qui nourrissent nos cauchemars ancestraux
Quand ton tableau sera complet tu pourras les tuer sans remords
Et les dépecer sans éprouver de honte
Ce que tu auras détruit est, simplement, un ennemi de ton Dieu.
 

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11 mars 2012 7 11 /03 /mars /2012 18:30

 

auteurs« Elle vouait une haine lyrique à ce monde tissé de pleutrerie, de cupidité et de compromission. »

 

« Travailler, il n’en était pas question. Le braquage de banques, s’il lui parut une forme de récupération honnêtement ciblée, souffrait des risques associés, qu’elle jugea disproportionnés. »

 

« Il avait approché son visage du sien. Il puait fort. Si fort. Si la mort avait une odeur, alors c’était la même. »

 

« Tu seras bien, là-haut, tu verras ! »

 

« Les jours défilaient, sans heures… »

 

« Il revient doucement à la réalité, observant la poupée gonflante qui lui fait front. »

 

L'histoire: La détresse d’une femme amnésique, une tragique balade en mer, en ange qui tue, le sacrifice de jeunes albinos en Afrique, un dingue du scalpel… Quinze auteurs du noir s’y collent, sur le thème de la différence. Ce qui donne quinze nouvelles très noires à dévorer. Je l’ai lu en quelques jour seulement donc je vous le recommande.

C’est à découvrir aux Éditions Jigal et les droits d’auteurs sont intégralement reversés à l’association Écoutes ton cœur, qui œuvre pour l’insertion des enfants autistes dans la société.

 

Pour le commander, c’est par là :

http://polar.jigal.com/?page=liens&p=98

link 

 

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14 janvier 2012 6 14 /01 /janvier /2012 15:49
 
Respect« Je ne crois pas qu’il soit nécessaire de lui expliquer que l’amour s’en va très vite et que ce qui reste est autre chose qu’on a beaucoup de mal à expliquer… Comment dit-on à un jeune homme qui n’a pas encore trente ans qu’un matin on se réveille à côté de quelqu’un qu’on ne désire plus, mais sans qui on ne serait rien ? »
 
 
 
« On peut parfaitement ouvrir son cœur en grand à condition de bien fermer la porte de la cuisine. »
 
 
« Les hommes, à la maison, ça ressemble aux saint-bernards : ils traînent leur derrière, ils ont des têtes d’idiots et des babines qui pendouillent, ils n’ont pas le courage d’aboyer. Mais dès qu’ils rencontrent d’autres chiens, ils se transforment mystérieusement en Rintintin. Personne ne sait pourquoi : c’est un mystère canin. »
 
 
« — À la fac, Carmen a un groupe d’amis. Des gens qui rentrent leur chemise dans leur pantalon et ont une Renault à eux, tu vois un peu le tableau ?
— Des pédés, résume Zacarias.
— Oui, c’est ce que je dis à Carmen, mais elle me soutient que non, qu’ils sont sympas, et elle me traite de métrograde ou un truc dans le genre.
— Métronome, le corrige son père. »
 
 
L’histoire : Ou comment passer un an au sein d’une famille de tarés !
 
Une fille allumeuse, un fils qui pratique le crotting de haut niveau (soit l’art de sculpter ses excréments en plein action…), un mari ours au chômage et une femme qui essaie de ne pas s’effondrer en tournant tout ce cirque à la dérision, quotidiennement sur son blog.
 
Je me suis tout simplement régalé !
 
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27 mars 2011 7 27 /03 /mars /2011 15:57

 

Faust« Et n’y a-t-il selon toi rien de bon sur terre ?

Rien, Seigneur : tout y va parfaitement mal, comme toujours. »

 

« Le peu d’hommes qui ont su quelque chose, et qui ont été assez fous pour ne point garder leur secret dans leur propre cœur, ceux qui ont découvert au peuple leurs sentiments et leurs vues, ont été de tout temps crucifiés et brûlés. »

 

« Je suis l’esprit qui toujours nie ; et c’est avec justice : car tout ce qui existe est digne d’être détruit, il serait donc mieux que rien n’existât. »

 

« L’Église a un bon estomac, elle a dévoré des pays entiers sans jamais cependant avoir d’indigestion. L’Église seule, mes chères dames, peut digérer un bien mal acquis. »

 

« Un pareil fou, amoureux, serait capable de vous tirer en l’air le soleil, la lune et les étoiles, comme un feu d ‘artifice, pour le divertissement de sa belle. »

 

« Je ne trouve rien de plus ridicule au monde qu’un diable qui se désespère. »

 

« Roule avec furie tes yeux de démon dans ta tête infâme. »

 

« La souffrance de cette seule créature dessèche la moelle de mes os, et dévore rapidement les années de ma vie ; et toi, tu souris tranquillement à la pensée qu’elle partage le sort d’un millier d’autres. »

  

 

L’histoire :

 

Bien connue certes, du Dr Faust qui accepte un pacte avec le diable. Histoire difficile à lire pour ma part, je l’avoue. Disons que le texte est à ce point ancré dans une époque (fort lointaine) qu’il perd en accessibilité.

 

Restent de sublimes citations et ça fait du bien pour la culture générale !

 

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21 novembre 2010 7 21 /11 /novembre /2010 16:17

chocolat-amer« Pour elle, rire était une façon de pleurer. »

 

« On dit que le sourd n’entend pas, mais qu’il improvise. Ou peut-être Nacha se contentait-elle de répéter ce que tous taisaient. »

 

« Dommage qu’on n’ait pas découvert à l’époque les trous noirs dans l’espace ; elle aurait su, alors, qu’elle avait un trou noir au milieu de la poitrine, par où se glissait un froid infini. »

 

« Tita compris qu’il ne fallait pas montrer de faiblesse : ou on tuait avec une grande fermeté, ou on en provoquait qu’une grande souffrance. »

 

 

L’histoire :

 

Une jeune femme nous raconte sa vie au travers les recettes de cuisine qu’elle prépare alors qu’on l’oblige à prendre soin de sa mère, pendant le reste de ses jours…

C’est fin, très drôle et totalement envoûtant.

À livre d’urgence !

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2 avril 2010 5 02 /04 /avril /2010 14:19

La route

« S'il n'est pas la parole de Dieu, Dieu n'a jamais parlé. »

 

« Il chuchota:Es-tu là? Vais-je te voir enfin? As-tu un cou que je puisse t'étrangler? As-tu un cœur? Maudit sois-tu pour l'éternité as-tu même une âme? Oh Dieu, chuchotait-il. Oh Dieu. »

 

« Si tu manques aux petites promesses tu manqueras aux grandes. »

 

« […] tu ne survivras pas pour toi-même. »

 

« […] On est encore les gentils?

Oui. On est encore les gentils. »

 

« Du temps en sursis et un monde en sursis et des yeux en sursis pour le pleurer. »

 

« Même à présent une part de lui-même souhaitait qu'ils n'eussent jamais trouvé ce refuge. Il y avait toujours une part de lui-même qui souhaitait que ce fût la fin. »

 

« Les gens passaient leur temps à faire des préparatifs pour le lendemain. Moi je n 'ai jamais cru à ça. Le lendemain ne faisait pas de préparatifs pour eux. Le lendemain ne savait même pas qu'ils existaient. »

 

« Là où les hommes ne peuvent pas vivre les dieux ne s'en tirent pas mieux. »

 

« […] un coup de chance pouvait n'être rien de tel. Rares étaient les nuits où allongé dans le noir il n'avait pas envié les morts. »

 

 

L'histoire:

 

L'apocalypse a eu lieu. Un père et son fils errent sur la route.

 

Ce livre retrace le chaos, jusque dans son écriture. C'est un texte très difficile car il s'agit d'un constat froid. Il n'y a aucune explication, on ne peut pas se dire "oh ça n'arrivera pas, c'est de la SF" car il n'y a pas d'hypothèse, juste un constat: le monde est mort. Comment survivre dans un monde mort? Cela fait écho à bon nombre de nos préoccupations actuelles (climat, injustices sociales etc…)

 

Bien sûr il y a une réflexion sur notre manière de vivre, sur l'essentiel, sur l'horreur de l'instinct de survie mais aussi sur la foi. Vaut-il mieux croire en quelque chose, combattre et vivre douloureusement ou abandonner et ne plus souffrir... Le bien, le mal, les méchants, les gentils, le chemin de la facilité ou celui de la lutte… C'est donc un livre très actuel!

 

Attention! Je vous conseille tout de même de ne pas entamer ce livre si vous êtes un peu déprimé!

 

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10 janvier 2010 7 10 /01 /janvier /2010 16:00



Jane-Eyre.jpg"Oui, Mrs Reed, c'est à vous que mon âme torturée doit de connaître certaines angoisses redoutables. Sans doute devrais-je vous pardonner, vous ne saviez pas ce que vous faisiez; tandis que vous me déchiriez le cœur, vous croyiez seulement extirper mes mauvais penchants."

 

"Mais avec quelle minutie vous vous souvenez de tout [ ] Quelle impression singulièrement profonde son injustice semble avoir produite dans votre cœur! [ ] La vie me paraît trop courte pour la passer à entretenir la haine ou à enregistrer les torts."

 

"Une femme capable de me trahir pour un tel rival n'était pas digne qu'on se la disputât; elle ne méritait que mépris; moins que moi toutefois, qui avais été sa dupe."

 

"Il se faisait aimé de moi sans même me regarder."

 

"Vivre, pour moi, Jane, c'est être debout sur le cratère d'un volcan qui peut, d'un jour à l'autre, faire éruption et cracher du feu."

 

"Il était proche (le danger), en effet, et comme je n'avais pas joint les mains, ni fléchi les genoux, ni remué les lèvres pour supplier le Ciel de l'écarter, il vint. Le torrent débordant, impétueux, fondit sur moi; sa masse sombre et puissante, qui m'écrasa, n'était autre que la clairvoyante conscience de ma vie désolée, de mon amour perdu, de mes espérances détruites, de ma foi frappée à mort."

 

"Les amis oublient toujours ceux que la fortune abandonne."

 

 

L’histoire :

 

Un roman pour adolescentes certes ! Néanmoins, c’est une histoire d’amour impossible qui passionnera son lecteur (bon d’accord sa lectrice ;-)). C’est un roman qui a énormément fait parler de lui à sa sortie, notamment grâce au féminisme qu’il véhicule. Féminisme qui peut nous paraître bien gentillet aujourd’hui. Ceci dit Jane Eyre a tenu tête toute sa vie, et pour cela elle reste, à mes yeux, une femme moderne, bien plus moderne que certaines femmes d’aujourd’hui.

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31 octobre 2009 6 31 /10 /octobre /2009 21:12

 

null« J’aurai été syndicaliste pour être salarié protégé, l’intouchable haï des équipes dirigeantes et honni de ses propres collègues, le banni des augmentations, le damné des promotions, le forçat du droit social, représentant la loi dans un univers hors la loi »

 

« Je pourrais le faire attendre à la sortir de l’entreprise par des tueurs à gages qui l’emmèneraient dans la campagne pour le tuer après l’avoir fait méticuleusement souffrir ou, mieux, qui l’abattraient comme un chien, un p’tit coup de carabine et puis s’en va, d’un pas fier et méprisant, il ne s’est rien passé, juste une détonation dans le silence, quand j’allais à la chasse avec papy c’est la première chose qui m’avait troublé, la facilité avec laquelle on peut enlever la vie, une simple pression du doigt et c’est fini, tout se résume désormais à cette petite chose encore chaude mais déjà inerte… »

 

« Etudions son cas, toutes les analyses morpho-psychologiques et physiognomoniques sont formelles, cet homme ressemble à un gland »

 

« Je ne serais tout de même pas la premier à tout reprendre à zéro [], oui, cela devrait être possible, à condition bien sûr d’en avoir la volonté, pas question de rester confortablement à la maison en attendant que ça passe [], ne pas laisser mon existence se faire sans moi, tranquillement, à mon insu, ne pas m’embourgeoiser et finir dans un cul-de-sac, un peu de nerf, mon vieux [], ne pas rater ma vie [], le salut, il est là, il ne tient qu’à moi de le gagner, je suis un homme libre, la vie est longue et l’avenir m’appartient… »

L'histoire:

Une dissection acide du monde de l’entreprise sous métaphores infernales. Une multinationale qui brise ses employés : le thème est d’actualité !

 

Attention tout de même à la syntaxe. Il n’y a aucun point, aucune phrase « classique » à travers ses pages, il s’agit d’une suite de monologues intérieurs rythmés de virgules. La lecture peut donc parfois être difficile.

 

 

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Annabelle Léna

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Le site internet dédié à mon Roman!

Bibliographie

2014 : 

Nouvelle "Le silence et dors" dans l'anthologie Etranges Voyages aux Editions Sombres Rets.


2013 : 

Roman "Enfin (tous) réunis" aux Editions du Caïman

Collectif "Santé !, Les auteurs du noir face à la maladie" chez L'Atelier Mosésu  

Collectif "Les 7 petits nègres, L’Exquise nouvelle saison 2" chez In Octavo Editions 

 

2012 :

Nouvelle "Au kébab fumant" dans La Tête à l'Être n° 2 

 

2011 : 

Roman "A tort ou à raison" chez Eastern Editions. 

 

2009 :

Nouvelle « Paris, la bourgeoise », dans Filigranes n°73.

Nouvelle « La vie en rond », dans Marseille L’Hebdo n°449

 

2008 :

Nouvelle « Un pas en avant », dans Le Croquant n°57/58.

Nouvelle « À l’ombre du masque », dans Les Archers n°15.



2007 :

Nouvelle « À bras le corps », dans L’Ours Polar n°44.

 

 

En ce moment, je lis:

 

                                                                                                    Couleur